Bien que les voyages et les rencontres en vrai soient rendus plus difficiles, notre engagement pour la scolarisation des jeunes filles burkinabè reste pleinement vif. Le suivi constant de l’activité au Burkina continue en relation avec Elie Sawadogo le coordinateur de Pogbi Burkina. Le Conseil d’Administration se réunit régulièrement, et Françoise, la présidente de l’association, comme l’an passé en février, a bravé les incertitudes et risques pour un voyage d’une semaine au pays des hommes intègres mi-janvier.

Voici quelques échos de ses activités diverses… Bonne lecture!

Comme à l’accoutumée nous avons recruté à cette rentrée 2020 de nouvelles petites filleules au primaire. Nous nous sommes aperçus que deux d’entre elles sont des « déplacées internes » dont les familles, fuyant les exactions terroristes au nord du pays, se sont réfugiées à Dapelogo. Bernadette a demandé à Elie une enquête pour savoir s’il y avait d’autres petites dans le même cas, le service social lui en a signalé 13 autres que nous avons décidé de prendre en charge aussi : Elie est en train de faire leurs dossiers avec les directeurs des écoles A et B de Dapelogo où elles sont scolarisées.

Du coup nous avons 86 filleules en primaire dont 21 nouvelles ce qui fait un total de 202 filleules parrainées actuellement au lieu de 189 l’an passé. Nous avons également 4 « nouvelles » étudiantes qui sont bien sûr des anciennes filleules qui ont réussi leur Bac en août 2020.

La réunion de rentrée avec les étudiantes a eu lieu fin novembre avec Élie et Yankou Diasso qui est professeur d’économie à l’université Thomas Sankara à Ouaga. Quasiment toutes les étudiantes étaient présentes hormis celles à qui nous avions signifié la fin de leur parrainage ou la suspension de leur bourse. Ces mesures ont été prises car nous nous sommes rendus compte que certaines d’entre elles n’avaient pas acquis depuis quelques temps (voire années…) leurs semestres, ou n’étaient pas inscrites à l’université l’an passé ou encore une d’entre elles avait acquis un bon diplôme qui lui permettait de chercher un travail. Les filleules étudiantes bénéficient d’une bourse annuelle de notre part de 165 000 CFA, parfois un peu plus grâce aux dons fléchés.

Les nouvelles bachelières ont rejoint le groupe « étudiantes Pogbi » : elles sont inscrites soit en biologie, en histoire/archéologie, en allemand et en lettres. Les quatre étudiantes germanistes s’entraident et partagent les livres, dicos et documents que nos membres Pogbi germanistes ont offerts.

Françoise, entourée des surveillantes du foyer Aïsseta et Yvette